UNE FAMILLE EN AMERIQUE DU SUD

 AQUANDES 

 
 

01 trajet

 

02 par Laurent

03 par Véro

08 Photos

CARNET DE ROUTE 16

Stupeur et tremblements : nous avons atteint Recife mais la ville opulente et chic est ceinturée par la misère. Le contraste est choquant même quand on y est préparé. Nous avions un peu oublié cet aspect du Brésil, non pas par choix mais parce que nous nous étions éloigné des mégalopoles. D’un coté d’une grande avenue, le Recife Shopping qui fut, à sa construction, le plus grand centre commercial du Brésil, de l’autre coté, les gens vivent dans des cartons. D’emblée, nous décidons de rester le minimum de temps à Recife. 
Nous faisons grand usage du centre commercial : le vaste parking est gratuit pour Enzo, il y a poste, terminaux bancaires et supermarché, et, surtout, des taxis pour nous emmener à la police fédérale pour prolonger le visa de Véro. Les centres commerciaux sont la meilleure tête de pont pour les voyageurs « hors dimension » qui ont à faire en ville. Au Recife shopping nous trouvons une excellente librairie bien fournie en livres en français. Nous y achetons Amélie Nothomb : Stupeur et tremblements… la boucle est bouclée !
Depuis Fortaleza l’accent est mis sur les plages, et le Brésil est particulièrement bien fourni de ce coté. Notre idéal serait un endroit calme, avec des cocotiers et du sable fin, de l’eau claire, quelques vagues et un peu de vent pour le kite, un sympathique village de pêcheurs et pas de touristes. Le problème c’est que, depuis Magellan et Bougainville, ces endroits ont tous été trouvés et le Club Med a débarqué. Après nos vagabondages dans des endroits déserts où l’on se baigne en accord avec la nature ( !), nous sommes rappelés à la dure réalité du pack »je vois tout le Brésil en 7 jours all inclusive ». Certains endroits perdus, comme Canoa Quebrada sont huppés comme l’Avenue Louise. D’autres sont très populaires à la sauce Brésilienne. Devinez ce qu’on préfère ?
Praia do Forte (GPS160), au nord de Salvador, est du genre chic, et même plutôt cher. La localité veut se faire passer pour un village de pêcheurs, mais le centre est une rue piétonne bordée de beaux magasins et de bons restaurants. Les vrais habitants sont coincés entre la rue chic où déambulent les touristes et les condominiums qui ceinturent le village. Il faut dire que l’entité abrite le plus ancien château brésilien (castelo Garcia D’Avila), la base nationale du projet Tamar de sauvegarde des tortues marines et de superbes récifs. Tout pour faire un succès.
Dans le genre populaire, J’accorderais la palme à Maragogi (GPS156) : d’après nos guides il s’agit d’un récif déclaré réserve marine régionale. Dans la pratique, les catamarans des agences jettent l’ancre suffisamment près pour que leur cargaison de pataugeurs ait pied. Une partie des pataugeurs se disperse sur le récif à la recherche du petit poisson amateur de pain rassis, l’autre reste à bord pour boire et manger. Car à boire et à manger, il y a ! Au milieu du récif, sont ancrées les « jangadas bar restaurant ». Une caipirina, un cuba libre ? Pas de problème ! Une pina colada servie dans l’ananas ? Notre serveur patauge vous la servir à votre catamaran. Les plats de brochettes et de fromage grillé circulent ainsi au dessus des pataugeurs dans l’eau jusqu'à la taille. Le mélange des odeurs est… original. Surtout quand vous avez enfin déniché, au creux d’un rocher, un petit poisson intéressant et que l’effluve du fromage grillé vous rattrape. L’odeur du fromage grillé, ça passe même à travers le masque ! On m’avait interdit de mettre mes palmes, c’était pour ne pas blesser les serveurs. Bref, Maragogi, c’est les marolles à la plage, la foire du midi sur mer…
Toujours ludique mais dans un autre registre, nous avons testé pour vous le « esquibunda ». Traduction littérale : ski fesses. Partout dans le monde on connaît le skate-board, le sandboard, le wake-board, le snow-board et j’en passe, mais il n’y a qu’au Brésil qu’on skie avec les fesses. C’est facile : vous prenez une belle dune surplombant un plan d’eau, une planche cirée et vous dévalez la dune assis sur la planche pour terminer sur le plan d’eau. Enfin, ça c’est la théorie. Vous remarquerez avec étonnement (si, si) qu’il n’y a aucune photo de moi. A cela il y 2 raisons : 
1.    un problème de luminosité ou de contraste a perturbé l’autofocus (ouf !)
2.    la planche est arrivée seule sur le plan d’eau…
Les Brésiliens qui campent sont nombreux, cela n’empêche pas la qualité et la distribution de l’infrastructure d’être « irrégulière ». Au premier abord, seul le Camping Club do Brasil semble proposer un réseau à la qualité régulière. Nous avons donc testé pour vous le CCB (Camping Club do Brasil). Pour pouvoir profiter du prix socio (membre) franchement plus avantageux, nous nous sommes acquitté d’une inscription pour la « modique » somme de 500R$. Fièrement muni de notre passeport CCB nous avons battu la campagne du Nordeste à la recherche d’un endroit de repos à l’infrastructure garantie. C’est à ce point que le campeur rejoint l’archéologue. Tout ce que nous avons trouvé était des vestiges de CCB fermé ; parfois même des vestiges de CCB ouvert !!! Heureusement, ceux qui sont encore ouverts sont bien situés mais l’infrastructure est vétuste. La où le bat blesse, c’est le prix. Au camping Mundai (privé) de Porto Seguro (GPS001) ; bien situé, 4 piscines, sanitaires parfaits et petit déjeuner inclus, nous avons payé 52R$. A 1OOKm de là, au CCB de Prado (GPS002), perdu à 6 Km du premier commerce, nous avons payé 60R$ !!! Ecoeurant… si vous voulez camper confortablement au Brésil, fuyez le CCB. 
A plusieurs reprises nous devons abandonner Enzo pour visiter des lieux qui lui sont inaccessibles. Pour le Pelourinho, la ville historique de Salvador, nous avons logé dans une auberge très bien située mais très basique. Les matelas étaient tellement minces qu’on sentait les planches en dessous. Pour Salvador cfr. Carnet de Route de Xavier.
Le village de Morro de São Paulo est situé sur une île (Ilha de Tinharé) interdite aux véhicules motorisés. Pour le plus grand bonheur des enfants, nous avons pris la vedette rapide plutôt que la « lancha » chargée de briques, de packs de bière et de bouteilles d’eau. Sur le quai, nous sommes assaillis par les chauffeurs de taxi. Tiens ? Des taxis sur une île sans voitures ? Oui, car ici les chauffeurs sont plutôt bien charpentés et poussent des brouettes. A part la rampe en béton qui monte du quai, toutes les rues sont en sable et les beaux hôtels sont sur la plage. Les quelques mules de l’île se chargent des briques et des sacs de ciment pour les constructions en cours, le reste des livraisons se fait en brouette. Autant dire que les chauffeurs ne se satisfont pas d’un petit salé aux lentilles comme leurs collègues parisiens. Même si la plage est bordée par une kyrielle de bars et de restaurants cotés sec, le récif qui ceinture l’île est très largement préservé. Nous pouvons enfin observer une faune marine variée et étonnante ; Ici, le soir, tout le monde se retrouve sur la plage autour des bars à cocktails. Ilha de Tinharé c’est le paradis tropical comme vous le voyez sur les photos des catalogues de vacances : plages superbes aux eaux chaudes, flore sous-marine préservée et accessible avec des enfants, restaurants aux menus alléchants, cocktails de fruits et alcool étonnants,… Le farniente…À consommer sans modération mais hors saison touristique évidemment !
Porto Seguro (GPS001) doit être une des destinations brésiliennes les plus célèbres grâce à deux grands envahisseurs ; c’est ici que Francisco Cabral a mis le pied sur ce qui allait devenir un grand pays au nom du roi du Portugal. Bien des années plus tard, c’est le Club Med qui a débarqué… Nous nous posons pour quelques jours dans un des plus beaux camping du voyage : piscines, sanitaires irréprochables, emplacements bétonnés avec toutes les alimentations et évacuations, etc. mais infesté de moustiques. C’est la guerre à coups de Baygon tous les soirs et je gagne rarement. Tous les soirs, la ville de Porto Seguro est très animée ; particulièrement le front de mer qui est rempli d’échoppes d’artisanat et de vendeurs de cocktails. D’ailleurs l’endroit s’appelle : »passarella do alcool » !! A une dizaine de Km au nord de la ville, nous avons visité la réserve indienne des Pataxo (prononcer Patacho). La visite guidée est très complète et nous avons appris plein de choses sur leur mode de vie et leurs techniques de chasse. 
Le mauvais temps nous tombe dessus sans crier gare et nous essayons de gérer, avec peu de succès, les éclaircies et les orages tropicaux. Nous sommes tout près de chez papy et mamy et, après une journée particulièrement « tropicale » ou je suis rentré plusieurs fois dans le camion trempé jusqu’au fond du slip, nous décidons de rouler les 200 Km qui nous séparent. Il faut dire qu’il y a du travail qui nous attend : garage, carrosserie et réservation de bateau pour Enzo, réservation d’avion et d’hôtel à Rio pour nous. Pour l’avion c’est simple ; Air France est le plus compétitif (tant mieux). Pour le bateau c’est la pagaille ; chaque prestataire accepte le « fret » mais répercute une partie du travail chez un sous traitant… en cascade !!! Finalement personne n’a les capacités de gérer le dossier et on nous dirige vers une société spécialisée… qui n’a jamais géré de véhicule. Heureusement, ils se décarcasseront pour que tout se passe au mieux, même si nous n’avons que 2 heures pour faire nos valises et leur amener le camion. Pour la carrosserie d’Enzo, nous avions déjà pris contact au mois de Juillet avec le carrossier de Guriri. Il nous a refait les tours d’aile à la main, pieds nus et en coupant les tôles neuves au burin et au marteau : du vrai artisanat. Nous passons le réveillon de nouvel an avec papy et mamy et dans la tradition brésilienne, vers 23h45, nous nous dirigeons vers la plage avec notre bouteille de champagne pour regarder les feux d’artifice. 
A Rio, après le départ d’Enzo, nous louons une voiture pour visiter l’arrière pays. A Angra Dos Reis, en sortant d’un parking, l’échappement tombe par terre. Le loueur nous promet une voiture de remplacement mais nous attendons 4 heures sur le trottoir pour qu’elle arrive. Heureusement, le loueur nous octroiera une journée gratuite. 

 

04 par Xavier

Salvador de Bahia.

Je suis allé dans un camping sur l’île d’Itaparica (GPS161). On a laissé Enzo là. On a pris un microbus pour aller au petit port. On est monté dans une grande barque. On a traversé la baie pour arriver au port de Salvador. Le port est juste devant le marché artisanal. Dans le port, il y avait plein de voilier de courses parce Salvador était l’arrivée d’une grande course de voilier, une transat. Face au port, il y a une falaise qui faut monter pour arriver au Pelourinho, la ville historique de Salvador. On prend un ascenseur pour monter. Le Pelourinho est plein de maisons et bâtiments historiques de l’époque coloniale. Les rues sont avec les pavés d’origines et sont toutes pentues. C’est glissant quand il pleut. Le Pelourinho était la première capitale brésilienne que les Portugais ont construite.
Sur chaque place, des capoiéristes dansaient la capoeira. Il existe plusieurs écoles dans le Pelourinho. La capoeira est la danse des esclaves. Pour accompagner la danse, des musiciens jouent du berimbau et du tambour. C’est un instrument inventé par les esclaves. Il est fabriqué avec un morceau de branche légèrement courbé avec un fil métallique reliant les 2 extrémités. A une des extrémités, on attache une noix de coco évidée qui sert de caisse de résonance. On tape avec un petit bois sur le fil et la noix de coco amplifie le son. On place un petit caillou sur le fil pour le tendre plus ou moins fort et ainsi changer le son. C’est une musique très jolie et dansante. Des capoiéristes m’ont invités à faire de la capoiera. C’était amusant.
Dans les rues, on rencontre des dames portant des vêtements traditionnels de Salvador. C’est une robe blanche pleine de volants.
Dans les rues, on croise aussi des gens déguisés en dieux du cadomblé. Le cadomblé est une croyance africaine qui a été influencée par la religion chrétienne des Portugais.
En buvant un coup, on a vu un garçon qui jonglait avec 3 noix de coco. Ce n’est pas facile et il était très doué. On lui a donné une petite pièce.
Des gens distribuent des petits bracelets en tissu qui viennent de l’église de Senhor do Bonfim. Ils le mettent autour de notre poignet et pendant qu’ils font 3 nœuds, nous, on fait 3 vœux. Quand le bracelet cèdera, les vœux se réaliseront. Mais moi, j’y crois pas parce que ça n’a pas fonctionné. Mais j’avais fait les vœux un peu après.
Il y a beaucoup de mendiants qui nous suivent jusque devant l’auberge où on dormait.
Pour redescendre dans le bas de la ville, on peut prendre un petit tram qui descend une pente très prononcée.
Devant l’auberge, il y avait l’endroit de répétition d’Olodum. C’est une groupe de Axé. L’Axé c’est la musique moderne de Bahia. On a acheté quelques CD. 
J’aime beaucoup Salvador parce que il y règne une ambiance d’enfer. Je voudrais y retourner pour faire de la capoeira.

 

05 par Sébastien

Le voyage à Morro de São Paulo.

On a essayé de trouver une sorte de garage pas trop cher pour Enzo. Morro de São Paulo se trouve sur l’île de Tinharé qui est interdite aux voitures. A l’embarcadère, nous avons du attendre à cause de personnes qui avaient pris notre place sur le bateau que Maman avait réservé. On est allé sur un bateau petit et rapide. J’étais assis à l’avant. C’était surprenant à chaque petite vague parce que je rebondissais. Lorsqu’on arrive sur l’île, il faut monter une forte côte en béton et puis on arrive dans le sable. C’était dur pour Maman avec la poussette de Lucie parce que ça montait fort et puis dans le sable la poussette s’ensablait. 
Les taxis ne sont pas de voitures mais des brouettes. Des Brésiliens forts et très, très musclés poussent les brouettes. Dans les brouettes, les voyageurs déposaient leurs valises. Et parfois, les valises, elles sont hyper lourdes. Presque toutes les rues sont en sables et les ruelles sont en béton. Morro de São Paulo ressemble à un labyrinthe. Il y a 4 plages facilement accessibles. On sait passer d’une plage à l’autre quand la marée est basse. Les plages sont super belles mêmes si elles sont pas très grandes. Je pensais que j’étais au paradis. Pour aller à la plage, je prenais mon masque , mon tuba et ma paire de palmes. Puis j’allais voir plein de petits poissons. Il y en avait de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Je n’avais pas besoin de Papa parce que il n’y avait pas de vagues car il y a des barrières de cailloux qui les cassent. L’eau n’est pas polluée, très clair presque cristalline et tiède.
Le soir après le souper, on retournait sur la plage pour boire un cocktail. Le long de la plage, il y avait des marchands qui s’installaient avec plein de fruits et d’alcool. Je choisissais les fruits et le marchand fabriquait le cocktail de fruits. Papa et Maman pouvaient aussi choisir l’alcool qu’ils voulaient dans les fruits.
J’aimerais retourner en vacances là-bas car c’était trop super !

Bonjour tout le monde ! Je vais vous parler du Projeto Tamar. A Praia do Forte, c’est là qu’il y a le plus grand centre de Tamar.  TA ça veut dire tartaruga et MAR ça veut dire marinha. C’est un projet qui veut protéger les tortues. Les tortues sont plus vieilles que les dinosaures, elles existent depuis 180 millions d’années. Mais il y en a qui vont disparaître parce que des hommes volent des carapaces pour faire des peignes et des autres volent les oeufs sur la plage.
Le Projeto Tamar est installé sur toutes les plages où les tortues pondent. C’est facile de trouver les plages parce que les tortues elles pondent là où elles sont nées. Elles creusent un trou dans le sable puis elles pondent un tas d’œufs. Et les gens de Tamar entourent les nids avec des grillages. Quand les bébés tortues sortent de l’œuf c’est pas facile pour elle de grimper pour sortir du trou. Puis c’est difficile de courir jusqu’à la mer. Quand elles sont nées on les aide pour aller au bord de l’eau. Au début du voyage, chez Papy et Mamy, j’avais fait ça. 
Dans le centre de Tamar, il y a plusieurs sortes de tortues géantes et marines. Il y avait aussi des tortues plus petites. J’ai vu aussi des raies et des requins nourrices. Le requin nourrice est un petit requin avec la tête plate. Ils ont une longue queue. Ils sont très beaux et pas si méchants que ça. Je les aime beaucoup. Les raies faisait la taille de au moins un mètre de largeur et de longueur. 

Au revoir tout le monde et j’écrirai encore des carnets de route dans un autre voyage. Moi je veux faire le tour du monde avec mon amoureuse Anna dans un Land Rover 130 pour avoir de la place pour mes 6 enfants.

06 par Gaëtan

 
 
 

07 par Lucie

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