UNE FAMILLE EN AMERIQUE DU SUD

 AQUANDES 

 
 

01 trajet

 

02 par Laurent

03 par Véro

08 Photos

CARNET DE ROUTE 12

Les formalités douanières argentine effectuées au Paso de Jama à 4600m, nous progressons lentement vers San Pedro de Atacama. En 35km, nous descendons de 2000m. Cette route dangereuse, surtout pour les camions, est Jalonnées 16 zones d’arrêt d’urgence pour poids lourds. Dix kilomètres plus tard, nous découvrons le typique village de San Pedro de Atacama situé à 2500m d’altitude. Ce village a su garder son authenticité bien que ses revenus soient uniquement issus du tourisme. Petites ruelles et maisons d’adobe (terre crue et paille) en sont le décor. Nous décidons de dormir au camping de Pozzo Tres afin de profiter de la piscine et de faire le plein d’eau. Pour la première fois Lucie se baigne dans une piscine et elle adore. Les garçons se défoulent… Altitude et efforts physiques ne font pas bon ménage. Sébastien présente des céphalées dans la soirée et vomit 4 à 5 fois la nuit. La matinée suivante est consacrée à la lessive. Avec 30°C, 24% d’humidité et un petit vent, le linge est sec en moins de 2 heures.
La seconde nuit, nous dormirons près de la Valle de la Luna. A la tombée du jour, nous admirons l’immensité du ciel parsemé de myriades d’étoiles. Nous n’avons aucune connaissance en astronomie mais peu importe ; constellations, galaxies, voie lactée nous subjuguent. Après l’école, nous explorons la Valle de la Luna. Les paysages sont sublimes. Les enfants s’équipent de chapeaux et de lampes de poche. Ils jouent aux « Indiana Jones » dans les grottes de sel. Cette petite ballade sympathique se révèle être un gymkhana. Les Aquandinos sont heureux ! Quant à moi, je porte Lucie dans le porte-bébé ventral et nous traversons les grottes pliées en deux, accroupies, ou à 4 pattes. De plus, j’avais eu l’excellente idée de m’encombrer de la caméra. Lucie n’a pas bronché et je m’en suis sortie avec quelques égratignures. La journée se termine par la visite de l’Aldea de Tulor. Il s’agit d’un village d’habitations en adobe datant d’environ 4000 ans. L’ensevelissement par le sable l’a conservé. Il a été découvert par le père Le Paige, jésuite belge passionné d’archéologie. Le fruit de ses recherches est exposé dans un beau musée portant son nom. Il a reçu les honneurs, non seulement du Chili, mais également de notre roi Baudouin. 
La Pukara (forteresse) de Quitor est intelligemment située entre 2 cañons. Elle fut construite par les Atacameños au 12ieme siècle afin de se défendre de l’envahisseur Inca. Au 16ieme siècle, elle ne protègera pas suffisamment les Incas face à l’attaque espagnole.
Notre dernier bivouac sera la cordillère de sel. Alors que Laurent vient de nous vanter tous les mérites de ce lieu isolé, nous entendons des voix… deux anglais essoufflés apparaissent dans la pénombre ; ils viennent de descendre la dune en sandboard ! 
Nous poursuivons notre route vers Calama et la mine de cuivre de Chuquicamata. Il s’agit de la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Quelques chiffres :
•    une centrale thermique lui fournit 500Mw/h.
•    un camion Liebherr peut charger 400 tonnes de cailloux et coûte 4.000.000 USD
•    une grue soulève 160 tonnes par pelletée et coûte 14.000.000 USD
•    il y a 90 camions. La maintenance bimensuelle immobilise 20 camions en permanence
•    2700 hommes travaillent sur 3 pauses.
•    21000 hommes travaillent en sous-traitance.
•    Ils extraient 1.000.000 de tonnes de cuivre pur à 99,999% par an.
•    Les déchets de production qui renferment de l’or, de l’argent, du molybdène et d’autres métaux rares sont rachetés par…l’Union Minière !
Les garçons font l’étude approfondie d’un camion de chantier. Le gigantisme de ces véhicules les impressionne ; Gaëtan peut marcher sous un camion.
Peu à peu nous descendons vers l’océan pacifique en traversant des villages vivant de l’exploitation du salpètre. Nous cherchons une plage pour bivouaquer. Il nous faudra plus de 2 heures pour en trouver une qui ne soit pas jonchée de détritus. 
Iquique est une zone franche. Nous essayons de trouver de pneus à prix intéressant. Peine perdue, seuls les pneus aux dimensions courantes y sont vendus. Dans le centre commercial, nous trouvons une petite chaise pour Lucie. Désormais, elle s’assied à table comme les grands. Elle participe aux conversations et rit avec ses frères. 
Sur le Salar de Pintados, nous prenons notre temps pour observer de splendides géoglyphes datant de la période pré Inca. C’étaient des lieux de culte et/ou une méthode de signalisation. 
Nous arrivons à Arica, importante ville portuaire située dans une vaste vallée verte au nord du désert d’Atacama. Cette ville charmante, calme, ensoleillée mais au climat agréable serait le lieu idéal pour une expatriation. Le hic, c’est qu’un panneau d’indication sur deux indique les voies d’évacuation en cas de tsunami ! Alors que nous cherchons une plage pour camper, j’aperçois l’enseigne d’un camping. Heureusement ! C’est samedi soir et la plage se transforme en discothèque. 
« Chez Charlie » est une auberge tenue par un Belge répertoriée dans les guides. Et si nous allions dire bonjour à un compatriote ? Pourquoi pas ? Nous ne trouvons pas l’auberge. Dans une petite agence de voyage, nous apprenons que Charlie une agence d’expéditions 50m plus loin. Il nous accueillera à bras ouverts. Nous rencontrerons toute sa petite famille. Nous parlons longuement de son expérience dans le monde impitoyable du tourisme. Nous enregistrons un maximum d’informations pour notre vie future. Avant de quitter Arica, nous visitons le musée d’archéologie de la vallée d’Azapa où 6.000 ans d’histoire sont retracés. Plusieurs corps ayant subi un processus complexe de momification sont exposés. Il s’agit des plus anciennes momies au monde. L’état de conservation de ces corps est exceptionnel. Nous sommes impressionnés par un nourrisson momifié. Sa peau de bébé est légèrement fripée et nous apercevons ses petits ongles. Dimanche 29 avril, nous prenons la route pour Putre situé à 3500m d’altitude. Nous traversons le parc national de Lauca, nous découvrons le village de Parinacota ainsi que de multiples volcans enneigés. Le 30 avril, nous arrivons à la frontière bolivienne. Une distance de 150Km et une altitude de 4400m séparent Arica de la frontière. L’altiplano bolivien est devant nous.

 

04 par Xavier

San Pedro De Atacama est au nord du Chili. Cette ville est très touristique et ressemble aux autres viles du désert. Les toits des maisons sont faits de cactus et de paille. Les maisons sont de couleur blanche et sont faites de je ne sais plus quoi. A coté de la ville, il y a un volcan qui s’appelle Licancabur. On voit bien que c’est un volcan car il ressemble à ceux que j’ai vu dans des films et des dessins animés. Il est gris noir et le sommet est couvert de neige. Je suis allé visiter la Pukara de Quitor. Pukara veut dire forteresse. Les gens qui étaient là ont construit la forteresse pour se battre contre les Incas. Les Incas ont gagné. Après, les Espagnols sont venus se battre et ils ont gagné. Elle est construite sur le flanc d’une montagne. Cela ressemblait à des terrasses. A des endroits dans les murs, il y a des trous pour lancer des flèches et des lances sans être blessé par l’ennemi. Elle était bien défendue car elle est coincée entre 2 cañon ; on ne savait pas l’attaquer par derrière
L’Aldea de Tulor (Aldea = hameau) est un petit village indien pré Inca. Les maisons ressemblent à des silos de terre crue. Elles paraissent enfoncées dans le sol car elles sont couvertes de sable. C’est un Belge qui l’a découverte. Après, on est allé visiter son musée. Dans le musée il y a des momies. Pas des momies comme en Egypte parce qu’elles ne sont pas debout ni enveloppées de bandages. Celles-ci sont moins belles que les égyptiennes. Il y avait des fossiles de plantes, des pointes de lances et de flèches. C’étaient des cailloux taillés par les indiens en forme de triangle. Il y avait des céréales comme le blé, le maïs et la quinoa et aussi des pots en terre cuite. Il y avait même une salle blindée pour les objets en or. C’était spécial parce que la porte était en béton. Il y avait des bijoux, des casques, des masques, des bracelets et des colliers. 
Le bureau du Belge y était exposé. Je ne sais plus en quelle année il est né mais il est mort dans les années 70.
On est allé dormir dans la cordillère de sel. On croyait que c’était désert mais pendant qu’on montait dans le camion on s’est rendu compte qu’il y avait 2 Anglais en train de pratique le sandboard. Le sandboard c’est comme du surf mais sur des dunes. Le plus épuisant est de grimper la dune. C’est un sport que je rêve d’essayer. 
Cela s’appelle la cordillère de sel parce qu’il y a du sel sur toutes les montagnes.

 

05 par Sébastien

Chuquicamata se trouve au Chili près de Calama. C’est une région de mines dans le désert de l’Atacama. Le village de Chuquicamata a dù être évacué à cause des déchets de la mine et de la pollution. L’école a pris feu et on voit bien que les pompiers sont vite intervenus. Il n’y a plus un seul enfant. Il n’y a plus qu’une petite librairie où on donne les informations de la mine. Les rues sont désertes et les magasins aussi. On voit les maisons qui sont tout près des déchets de la mine.
C’est une mine de cuivre. La plus grande mine au monde à ciel ouvert. J’y suis allé avec un bus jusqu’à l’arrêt où on voyait passer les gros camions avec des roues de 3.5m de haut. Les plus gros camions savaient transporter 400 tonnes de cailloux. J’ai pu voir un ancien camion qui ne roule plus du tout. C’est des 2 roues motrices avec une grande benne et il faut une échelle pour monter dedans. Xavier en a un en jouet. La mine est superbe, elle fait 3Km de large sur 5Km de long et 800m de profondeur. C’est immense ! Quand on est au dessus de la mine, les gros camions ressemblent à des puces quand ils sont dans le fond. Alors que les camions font plus de 7m de haut. 
On retire le cuivre du caillou en le faisant chauffer très fort. Il y a aussi d’autres petits minerais comme l’or, l’argent et d’autres trucs. On filtre le cuivre pendant 12 jours pour qu’il soit pur. Les petits minerais sont nettoyés en Belgique et au Japon.
Au revoir à tous

Je suis allé voir la Vallée de la Lune près de San Pedro De Atacama. J’ai grimpé sur une dune par un chemin difficile. C’était pas facile parce qu’elle faisait beaucoup de mètres de haut et c’était plein de sable. Quand on est arrivé en haut, on a bu. On n’a pas su arriver au bout du chemin parce qu’il faisait chaud et c’était dur. Quand on était au dessus le camion était très petit, il ressemblait à une « micromachine ». Maman et Lucie ressemblaient à des petits bonshommes LEGO. Quand je criais, je pouvais parler à maman. En descendant de la dune, papa a pris des photos. 
Je suis allé voir une grotte de sel dans la Vallée de la Lune. J’ai pris mon chapeau et la torche de papa. D’abord il y avait une petite grotte. Par un tout petit chemin difficile, on a descendu une petite falaise avant d’arriver à une plus grande grotte. Des fois, je devais me mettre à 4 pattes et des fois je devais pencher ma tête. C’était pas facile pour maman et Lucie qui était sur le ventre de maman. Parfois on devait l’aider. C’était une super chouette aventure. Arrivé à la grande grotte, papa s’est mis devant avec sa torche et Sébastien s’est mis derrière avec sa lampe de poche pour éclairer le chemin pour maman.

06 par Gaëtan

 
 
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07 par Lucie

Les livres de médecine et les sites Internet n’expliquent que des trucs horribles à propos du mal des montagnes. Les médecins sont bien trop sérieux pour parler de certains petits inconvénients. Comme vous le savez, plus l’altitude est importante, plus basse est la pression atmosphérique. L’air, les gaz, se dilatent. Et moi j’ai des gaz dans mon ventre ! Donc, je fais plein de proutes. Et je ne suis pas la seule… !

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