UNE FAMILLE EN AMERIQUE DU SUD

 AQUANDES 

 
 

01 trajet

 

02 par Véro et Laurent

03 par Véro

08 Photos

CARNET DE ROUTE 10

El Calafate, ville de glacier…ville écologique ? Pas vraiment. Sur les trottoirs de la rue principale se baladent les touristes venant du monde. Les boutiques de souvenirs plus ou moins typiques côtoient restos branchés et cybercafés. Tout ce petit monde dédié au touriste est alimenté bien évidemment 24h/24 en électricité. L’électricité de cette cité située dans un des plus beaux et plus venteux endroits de la planète est fournie par 9 groupes électrogènes fonctionnant au diesel !!! Le visiteur classique ne perçoit pas cette ineptie. Nous avons découvert les groupes électrogènes en nous rendant chez l’unique garage pour camion localisé sur les hauteurs de la ville dans le petit zoning industriel 
Nous quittons le monde magique des glaciers par la mythique Ruta 40. C’est une piste de gravillons généralement rectiligne qui se situe entre les Andes et la Patagonie argentine. Elle est en cours d’asphaltage ; à plusieurs reprises nous empruntons les chemins de déviations. Notre vitesse de croisière se situe entre 50 et 80 km/h selon notre position par rapport au vent toujours omniprésent. Nous devons bifurquer plein est pour rejoindre la frontière chilienne. Avec le vent de face, nous avançons à une vitesse d’escargot. Au milieu de nulle part se trouve le poste frontière de Paso Roballo. Derrière nous les vastes plaines de Patagonie argentine, devant nous, la Patagonie andine. Passé le poste frontière, nous entrons dans le cœur de la cordillère. Après une 70aine de kilomètres sur une piste étroite traversant de magnifiques paysages nous atteignons la Carretera Australe. 
La Carretera Australe est une piste reliant Puerto Montt à Villa O’Higgins. Elle devrait théoriquement relier Punta Arénas mais il faudrait trouver un moyen pour traverser le champ de glace continental sud. Elle a été construite par les forces armées sous le commandement du président Augusto Pinochet.

Nous nous arrêtons brièvement à Cochrane pour faire le plein. Nous dévalisons le petit magasin d’alimentation. Paradoxalement, dans ce pays où l’eau coule de toutes les montagnes, nous avons quelques problèmes pour faire le plein de nos réservoirs. Plus tard, nous arriverons à amorcer la pompe à eau des « déroutés », ce qui nous permettra de les remplir avec l’eau des torrents. Nous continuons lentement vers le sud. La piste de caillasse, étroite et sinueuse, suit le cours du Rio Baker. C’est le plus important fleuve du Chili. Il a cette couleur laiteuse caractéristique des rivières alimentées par les glaciers. Nous fêtons notre anniversaire de voyage à Caletta Tortel. Le village n’est accessible par la route que depuis 5 ans. Toutes les maisons sont construites sur pilotis, à flanc de montagne, le long de la baie. Les déplacements se font sur des passerelles en bois… ou par bateau. Un parking a été aménagé sur la hauteur et est relié au village par le même système de passerelles. L’atmosphère y est bonne enfant et tout le monde se dit bonjour. Le point le plus austral de la carretera australe est le village de Villa O’Higgins. Pour l’atteindre nous devons prendre le bac pour traverser un fjord et passer 2 cols. Ici, les paysages sont absolument grandioses. Certains passages ont été ouverts à la dynamite et le travail est permanent pour garder la piste ouverte. A la fonte des neiges, elle est emportée par des torrents et les glissements de terrain peuvent la barrer sur plusieurs centaines de mètres. Nous croisons quelques Allemands en camion, mais surtout des cyclistes. 
De Villa O’Higgins, il n’y a qu’une possibilité ; remonter vers le nord. Après Cochrane, la piste s’élargit mais son état est tel que nous ne progressons que de 107Km en 4 heures. Ce soir là, nous descendons un raidillon sur une piste secondaire pour passer la nuit au bord du lac Général Carrera. Il pleut toute la nuit, et, malgré nos inquiétudes, Enzo remonte sans encombres sur la carretera australe. À Cerro Castillo nous visitons un site archéologique avec des peintures rupestres. Il y a 6000 ans, les indiens Tehuelche y ont laissé des empreintes de mains sur la falaise. Nous sommes seuls avec le guide qui nous laisse admirer le site à loisir. A hauteur de Coyhaique, la route est macadamisée sur 200Km. Ca fait du bien mais le répit est de courte durée. La piste qui suit est encore plus cassante et la vitesse tombe à 20Km/h. Nous pensions avoir avancé à une vitesse d’escargot quand nous avions le vent de face sur la côte atlantique, mais, les gastéropodes à moteur sont bien ici. Nous sommes tous fatigués et nous avons hâte de quitter la piste chilienne. Nous décidons de monter jusqu’à San Carlos De Bariloche pour nous reposer et pour offrir un gros entretien à Enzo
 

 

04 par Xavier

El Calafate est une ville au bord du Lago Argentino dans la région des glaciers de Patagonie. Pour moi, El Calafate n’est pas une ville intéressante car il n’y a rien à visiter juste des magasins de souvenirs pour touristes et des hôtels. Les glaciers font partie de l’énorme champ de glace continental sud qui est en Argentine et au Chili. Des bateaux partent de la ville pour aller voir les glaciers qui se jettent dans le lac. C’est le seul moyen pour les voir car ils sont à 90 km de l’embarcadère. En ville, il faisait bon et je portais un t-shirt mais près des glaciers le froid allait du glacier vers nous. On avait pris des polars, des vestes et des écharpes. J’ai d’abord été impressionné par le nombre d’icebergs sur le lac. Il y en avait des énormes, des minuscules, des blancs et des bleus. Mes préférés étaient les bleus presque transparents. Pour la première fois de ma vie, je voyais des glaciers et icebergs. Les icebergs sont des morceaux de glacier qui tombent dans l’eau du lac. Je me demandais comment un iceberg pouvait flotter dans l’eau tellement ils sont grands. Les glaciers perdent des morceaux parce que le bout dans le lac fond. Au dessus des montagnes, il neige et il fait très froid. La neige s’entasse, s’écrase et se transforme en glace. Plus la neige est écrasée plus la glace sera bleue. Tout ce poids fait avancer le glacier sur la pente de la montagne. A certains endroits, la glace est sale avec la poussière que le glacier arrache à la montagne. Cela s’appelle la morène.
J’ai vu le plus grand glacier du champ de glace, il s’appelle Upsala. On n’a pas pu aller tout près parce qu’il y avait beaucoup d’icebergs. Il est très très large. Il fait 4 km de largeur. Je ne me souviens plus de sa longueur tellement il était long… Le problème d’Upsala, c’est qu’il fond trop vite et donc il recule. Au milieu, il y a la poussière de la morène et moi cela me faisait penser à une autoroute au milieu de la glace. Près des glaciers, il n’y avait pas d’animaux parce qu’il faisait très froid.
L’eau du lac et des rivières est laiteuse à cause des poussières qui flottent dans l’eau très froide. L’eau était de couleur bleu/vert pâle. J’avais envie de plonger dans l’eau tellement la couleur m’attirait.
J’ai vu aussi le glacier Spegazzini. Il était beaucoup plus petit et on savait aller tout près. L’équipage du bateau a pris un morceau d’iceberg pour faire des glaçons pour mettre dans les whiskies des Papas.
Puis le bateau nous a déposé au bord du lac. On a marché pour aller voir le glacier Onelli. J’ai pique-niqué en regardant le glacier Onelli j’avais l’impression d’explorer un nouveau monde.
Quand j’étais dans les glaciers je croyais que j’étais dans le monde de Narnia.

 

05 par Sébastien

Bonjour tout le monde,

Je vais vous parler du Perito Moreno. C’est un glacier. C’est un des bouts du champ glacier continental sud. C’est le troisième plus grand champ de glace du monde après l’Antarctique et le Groenland. 
Le Perito Moreno est gigantesque. Il est blanc et bleu. C’est bleu où la glace est la plus écrasée. Il y avait de s immenses icebergs. Les icebergs sont des morceaux de glaces tombés du glacier. On va voir le glacier par des passerelles en bois et il faut marcher beaucoup pour pouvoir voir le glacier. Quand on est tout près, on l’entend craquer et parfois on voit des morceaux qui tombent. Quand un morceau tombe on a l’impression que la vague va mouiller la passerelle. Si on veut voir tomber un morceau il faut être très attentif. Le glacier est tellement large qu’on ne voit pas ce qui tombe à l’autre bout. On dit que le Perito Moreno est le glacier qui avance le plus vite du monde.
J’ai dormi sur le parking du Perito Moreno et pendant la nuit je l’entendais craquer. Les craquements résonnent. Cela ressemblait à un bruit de glaçons dans un verre mais en beaucoup, beaucoup plus fort. On dirait qu’il gronde.

Bonjour à tous mes copains et à Anna et à tous ceux qui participent à notre famille,

Je suis allé à Punta Arénas. J’ai rencontré des Français qui venaient de Guyane. Je pense qu’ils sont venus de Guyane en vélo. Ils étaient arrivés là avec leur voilier. Ils s’appellent Hervé et Annabel. On a fait un barbecue avec eux et on l’a mangé dans le camion. J’ai mangé de la tarte aux qu’on a fabriqué avec Annabelle. On met d’abord des œufs et de l’eau ; après on touille beaucoup avec ses mains au moins 1 ou 2 heures. Faut pas oublier ajouter un sachet entier de farine. Puis Sébastien a étalé la pâte dans notre plat à pizza. On met du sucre et du beurre. J’ai mis plein de pommes et encore du sucre pour que ce soit meilleur. Wouaw, elle était superbonne !
Le lendemain matin, après-midi, on a fait du pain avec Annabelle. On met une tasse d’eau avec de la levure et du lait en poudre pas pour bébé. On ajoute de la farine et du sucre. Il faut mélanger avec ses doigts et ça colle et c’est lourd. On l’a mis sur le poêle pour qu’il gonfle mais il a cramé en dessous alors on l’a cuit dans notre four. J’en ai mangé pour déjeuner et j’ai donné un morceau à Hervé et Annabelle. Annabelle est très gentille pour les recettes. 

J’ai visité le Musée Naval. Il y avait des torpilles et un bateau chilien avec des fenêtres pour jouer. J’ai vu une maquette de clipper ; c’est un bateau avec des voiles qui va très vite sur l’Atlantique. A l’étage, j’ai vu la barre d’un bateau et une boussole en dessous d’une grosse boule ronde. Avec des bouts de cordes, on pouvait faire des nœuds marins mais il n’y avait qu’un facile. Dans une salle, il y avait des drapeaux qui veulent dire des lettres. J’ai vu un petit appareil qui fait tic tic tic. Chaque tic tic veut dire une lettre. Mon Papy a utilisé ça sur le bateau il y a très longtemps. Je pouvais jouer avec. Dans la salle à côté, il y avait des cartes de la mer et on pouvait allumés tous les phares du détroit de Magellan.

Au revoir à tous ceux qui ont lu mon carnet de route.

06 par Gaëtan

 
 
 

07 par Lucie

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now
102